Ce jour là, plus de 200 personnes étaient transférées à la maison de force de Tsiafahy qui se trouve à 50 km environ de la Capitale.Une prison de 600 personnes alors qu'elle devait contenir que 200 ; exceptionnelle de part sa conception car c’est une prison souterraine, elle prend totalement la forme d'un cimetière, entouré également de tombes des personnes mortes en prison sans famille, ou ayant une famille sans moyen, ou encore abandonnés purement et simplement par la famille à cause de leurs peines souvent de trop longues durées voir souvent à vie.
Les cellules étaient de 10 m de longueur contre 3m simplement de largeur, en tenant compte de la température qui n'excède pas les deux degré en période d'hiver en raison de son implantation.
Si toute fois on devait faire le tour d’horizon de cette prison de démolition pour l’homme avec les preuves accablantes venant de toutes les personnes arrêtées, vous prenez un risque d' avoir une frustration en suivant le déroulement car personne au monde mérite un tel maltraitance à l’heure où le monde vit dans le respect de droit de l’homme, toutes les lois sont bafouées par le régime actuel et cela depuis la crise jusqu’à ce jour.
Ce prison qui est entièrement cimentée de l’intérieur vers l’extérieur, provoque indiscutablement un affaiblissement physique des détenus et la condtion carcérale précaire n'améliore pas les choses : aucune électricité, l'eau devient un trésor rare, l'insalubrité règne dans cette prison donc il fallait se contenter des bougies, il fallait se polluer involontairement par la fumée de charbon pour faire la cuisine et cela provoquait des maladies de différentes sortes, sans oublier qu’il n’y avait qu’une seule toilette pour 200 personnes.
On se serait cru revenu au moyen-âge, sans les festins : eau, manioc jeté à même le sol et ce une seule fois par jour. Pouvez-vous imaginer l’inimaginable : ni latrines, ni papier hygiénique, seulement vos mains…… et vous devez manger après.
La cohabitation entre les détenus politiques avec les grands criminels du pays n’était pas facile car pour les criminels purgeant des peines lourdes (comme la perpétuité, la condamnation à mort ou les travaux forcés) la rancune d’une vengeance face aux autorités qui les avaient appréhendés. Se retrouver face à face, voir même les uns au côté des autres, imaginer les matelas côte à côte pendant la nuit.
Les prisonniers politiques usaient la diplomatie de dialogue et de la compréhension pour réussir à faire régner la cohabitation mais avec une forte prudence et quelques mois plus tard il y avait un résultat positif et réconfortant grâce aux ateliers d’insertion dans différente sorte d’activité crée par l’ ADPM au sein de la prison.
L’A D P M à été crée le 28.08.2002 à la maison de force de TSIAFAHY à Antananarivo, la capitale de Madagascar.
L’A D P M est constituée d’un Bureau National, dont :
un Président national, six premier Vice-Président pour chaque Province et deux second Vice-Président pour Tuléar et Tamatave.
L’objectif était de créer un climat familiale et instaurer la paix et cela aujourd'hui reste une grande fierté pour tous les membres fondateurs de l’association, même si l’anonymat reste encore notre sécurité au quotidien, un jour viendra où tous les membres aurons le grand plaisir de vous présenter leur état-civil.
Actuellement l' objectif n'a pas chandé mais au vu de la dégradation des conditions carceraux, les détenus libérés assurent la défense des intérêts des détenus encore en prison de la crise post-électorale de 2002, selon les droits de l’homme, et lutter pour sauvegarder la démocratie.
Aujourd'hui, il reste encore quelques centaines de détenus politiques même si l'Etat dit le contraire car nous en avons les preuves, exemple le cas du Gouverneur de Tamatave LAHADY Samuel.
A l’ heure actuelle, personne ne se rend pas compte l’importance de ces plusieurs centaines de personnes arrêtées durant l’événement 2002 ainsi que le nombre inimaginable de la grande famille de ces détenus, c'est la force et la base de la tradition MALAGASY. Leur nombre remonte facilement à des centaines de millier sans compter les partisans.
D’où la nécessité d’ouvrir un dialogue, de compréhension et de tolérance afin de trouver un climat socio-économique et politique dans la sérénité.
Receuillis par
A. Rasoanirina