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POURQUOI L'ADPM ?

Lorsque les arrestations massives ont été répandues dans toute île, le pouvoir Ravalomanana qui cherchait à tout prix l’effectivité du pouvoir, a décidé de regrouper dans une seule prison : la maison centrale d’Antanarivo, dans la capitale de la République de Madagascar toutes les personnes arrêtées composées de Hauts Dirigeants du Régime Ratsiraka comme le premier ministre, les ministres, des élus, des gouverneurs de Province Autonome, des députés, des conseillers provinciaux, des commissaires généraux, des militaires de toutes grades et corps confondus majoritai-rement de la Province Autonome de Tamatave, de Diégo-Suarez et des autres provinces.

En dehors de cette quête de pouvoir du régime, il était plus qu’étonnant de voir des fonctionnaires de différen-tes branches d’activités administratives comme les sous-préfets et autres qui ont servi la nation depuis longtemps avec différents régime et l’administration malgache est très humiliée depuis cet événement de 2002 et elle a beaucoup de mal à se remettre normalement en route pour retrouver la bonne cohésion sur tout le territoire nationale pour ne pas dire l’existence d’un malaise profond au sein de la grande famille de l’admi-nistration malgache, cette situation affecte aussi l’armée, et l’ensemble de la population d’où la nécessité de réaliser sans perdre de temps : la RECONCILIATION DU PEUPLE MALAGASY. Même le régime Ravalomanana a été conscient, dés la prise du pouvoir, de l’utilité de cette réconciliation ; seulement la réalisation est devenue un rêve par rapport au promesse.

Actuellement, l’économie malgache va très mal sans aller aux détails mais rien qu’à voir les chiffres qui indiquent 2/3 de la popula-tion vivant en dessous du seuil de la pauvreté, dont 80% de la population rural, 55% en milieu urbain, et 60% de la population en sa tota-lité souffrent de la malnu-trition et sans oublier le 70% de la population de Tananarive qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté avec les 10.000 sans abris ; cela à obligé le MSF de quitter notre pays car ils sont dépassés par rapport à leurs moyens. Tout ceci était prévisible quand on sait que beaucoup d’opéra-teurs économiques de différent secteur d’activité ont été emprisonnés durant la crise de 2002.
Parmi eux, un opérateur économique issu de la Province Autonome de Diégo-Suarez était décédé deux jours seulement suite au mauvais traitement du programme « mort lente » après un transfert de la prison d’Antanimora vers la maison de force de Tsiafahy, sans compter ceux qui ont pris la fuite pour s’exiler à l’étranger jusqu’à ce jour. Parmi ceux qui ont été emprisonnés , il y avait énormément de civils, qui ont animés simplement les propagandes en faveur de Ratsiraka ou bien encore ceux qui possédaient des tee-shirts publicitaires ou des affiches dans leurs domici-les, jusqu’aux chauffeurs de taxis qui ne font que louer leurs véhicules pour accompagner une propagande en faveur du candidat Ratsiraka, et plus pire encore de voir même des vendeurs de pistaches arrêtés.

Plusieurs centaine de personnes étaient emprison-nées de manière arbitraires en 2002, presque l’ensemble des ces personnes arrêtées étaient inconnues du monde carcérale et pour la première fois de leur vie ils se sont retrouver en prison car elles voulaient défendre une opinion poli-tique.

Bon nombre d’entre elles ont été terrorisées physique-ment et moralement durant leurs arrestations et ont eu beaucoup de mal à surmonter ces événements pour continuer à vivre normalement jusqu’à présent malgré qu’elles ont été libérées quasiment par le « bénéfice du doute ».

En prison, l’ADPM a été créer pour le soutien psychologique de chaque personnes arrêtées. L’idée était venue de Max Fabien Andrianirina déjà quand il était à Antanimora de créer rapide-ment une cellule de soutien morale, et c’est à cause de cette idée de regroupement que MaxFabien a été convoqué en premier le matin du 20 juillet 2002 au bureau de l’ administration pènitenciere de la maison centrale d’Antanimora pour être informé de son transfert dans une autre prison réservée spécialement aux « grand criminels » du pays, et lui faire savoir également la raison de ce transfert qui consistait à lui affligé un "traitement de mort lente" avec les autres détenus.

Parmi ces personnes était présent le Général BOBA, mort 2 ans aprés suite à ce programme de « mort lente », car cet homme était l’un des fervent membre fondateur de l’ADPM. Et c'est à Tsiafahy que l'association prend forme.

Ce jour là, plus de 200 personnes étaient transférées à la maison de force de Tsiafahy qui se trouve à 50 km environ de la Capitale.

Une prison de 600 personnes alors qu'elle devait contenir que 200 ; exceptionnelle de part sa conception car c’est une prison souterraine, elle prend totalement la forme d'un cimetière, entouré également de tombes des personnes mortes en prison sans famille, ou ayant une famille sans moyen, ou encore abandonnés purement et simplement par la famille à cause de leurs peines souvent de trop longues durées voir souvent à vie.

Les cellules étaient de 10 m de longueur contre 3m simplement de largeur, en tenant compte de la température qui n'excède pas les deux degré en période d'hiver en raison de son implantation.
Si toute fois on devait faire le tour d’horizon de cette prison de démolition pour l’homme avec les preuves accablantes venant de toutes les personnes arrêtées, vous prenez un risque d' avoir une frustration en suivant le déroulement car personne au monde mérite un tel maltraitance à l’heure où le monde vit dans le respect de droit de l’homme, toutes les lois sont bafouées par le régime actuel et cela depuis la crise jusqu’à ce jour.

Ce prison qui est entièrement cimentée de l’intérieur vers l’extérieur, provoque indiscutablement un affaiblissement physique des détenus et la condtion carcérale précaire n'améliore pas les choses : aucune électricité, l'eau devient un trésor rare, l'insalubrité règne dans cette prison donc il fallait se contenter des bougies, il fallait se polluer involontairement par la fumée de charbon pour faire la cuisine et cela provoquait des maladies de différentes sortes, sans oublier qu’il n’y avait qu’une seule toilette pour 200 personnes.
On se serait cru revenu au moyen-âge, sans les festins : eau, manioc jeté à même le sol et ce une seule fois par jour. Pouvez-vous imaginer l’inimaginable : ni latrines, ni papier hygiénique, seulement vos mains…… et vous devez manger après.

La cohabitation entre les détenus politiques avec les grands criminels du pays n’était pas facile car pour les criminels purgeant des peines lourdes (comme la perpétuité, la condamnation à mort ou les travaux forcés) la rancune d’une vengeance face aux autorités qui les avaient appréhendés. Se retrouver face à face, voir même les uns au côté des autres, imaginer les matelas côte à côte pendant la nuit.
Les prisonniers politiques usaient la diplomatie de dialogue et de la compréhension pour réussir à faire régner la cohabitation mais avec une forte prudence et quelques mois plus tard il y avait un résultat positif et réconfortant grâce aux ateliers d’insertion dans différente sorte d’activité crée par l’ ADPM au sein de la prison.

L’A D P M à été crée le 28.08.2002 à la maison de force de TSIAFAHY à Antananarivo, la capitale de Madagascar.
L’A D P M est constituée d’un Bureau National, dont :
un Président national, six premier Vice-Président pour chaque Province et deux second Vice-Président pour Tuléar et Tamatave.

L’objectif était de créer un climat familiale et instaurer la paix et cela aujourd'hui reste une grande fierté pour tous les membres fondateurs de l’association, même si l’anonymat reste encore notre sécurité au quotidien, un jour viendra où tous les membres aurons le grand plaisir de vous présenter leur état-civil.
Actuellement l' objectif n'a pas chandé mais au vu de la dégradation des conditions carceraux, les détenus libérés assurent la défense des intérêts des détenus encore en prison de la crise post-électorale de 2002, selon les droits de l’homme, et lutter pour sauvegarder la démocratie.

Aujourd'hui, il reste encore quelques centaines de détenus politiques même si l'Etat dit le contraire car nous en avons les preuves, exemple le cas du Gouverneur de Tamatave LAHADY Samuel.

A l’ heure actuelle, personne ne se rend pas compte l’importance de ces plusieurs centaines de personnes arrêtées durant l’événement 2002 ainsi que le nombre inimaginable de la grande famille de ces détenus, c'est la force et la base de la tradition MALAGASY. Leur nombre remonte facilement à des centaines de millier sans compter les partisans.

D’où la nécessité d’ouvrir un dialogue, de compréhension et de tolérance afin de trouver un climat socio-économique et politique dans la sérénité.

Receuillis par
A. Rasoanirina

adpm
24/05/05