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L'HOMME DE L'ANNEE
LAHADY Samuel

Nom : LAHADY
Prénom : Samuel
Date et lieu de naissance:
15 Novembre 1931 à Brickaville – Toamasina
Filiation : Fils de (feu) Botolalo et de (feue) Vaviroa
Situation matrimoniale: Marié, père de 5 enfants
Conjointe : Mme Lahady née Monique Nancy Vilotte
Domicile: 7, rue de la Fraternité – (501) Toamasina
Différents Postes occupés :
Administrateur Civil en Chef de Classe Exceptionnelle en retraite.
Ancien Ambassadeur de Madagascar(Février 1984 à Septembre 1993).
Ancien Gouverneur de la Province Autonome de Toamasina (19 Juin 2001 à 04 Juillet 2002).
Durée des services accomplis : 50 ans (Février 1952 à 04 Juillet 2002).

Distinctions honorifiques :
Ordre National de Madagascar : Chevalier, Officier, Commandeur, Grand Officier, Grand Croix de Deuxième Classe (grade le plus élevé).
Mérite de Madagascar : Chevalier, Officier, Commandeur (grade le plus élevé).
Commandeur de l’Ordre National de la République Fédérale d’Allemagne (1993).

Évènements 2002 :
* Mandat de dépôt : 18 Septembre 2002.
Jugements :
- 13 Novembre 2002 : condamné à 5 ans de prison ferme.
- 15 Décembre 2003 : condamné à 3 ans de prison ferme.
Toutes demandes de confusion des peines ont été rejetées.

* Lieu de détention : Maison Centrale d’Antanimora Antananarivo.
* Demande de Grâce présidentielle : déposée en date du 05 Janvier 2004 (cf.Décret n°2003-1187 du 31 Décembre 2003).
* Appels : Cour d’Appel – Novembre 2002 et Décembre 2003 (classées sans suite).
Jusqu’à ce jour, et nonobstant les deux rappels du Procureur Général réclamant le dossier y afférent auprès de Mme le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance d’Antananarivo

* Avocats :
- Maître Aimé Ramamonjisoa (033.11.754.82)
- Maître Mirija Ramamonjisoa (032.02.467.11)
* Les interventions déjà effectuées :
M. Lahady Samuel aurait dû bénéficier d’une grâce présidentielle en 2004 en application du Décret n°2003-1187 du 31 Décembre 2003 et du message à la Nation du Président de la République du 31 Décembre 2003. Par ailleurs, il en avait fait lui-même la demande en date du 05 Janvier 2004.
Son dossier en appel aurait dû depuis longtemps être transmis au Parquet Général de la Cour d’Appel d’Antananarivo par Mme le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance d’Antananarivo qui le garde en instance, nonobstant les deux rappels du Procureur Général depuis Novembre 2002 à ce jour.
M. Lahady Samuel devrait éventuellement bénéficier d’une remise en liberté provisoire en raison de son état de santé précaire dû à son âge très avancé, 74 ans cette année ;
et surtout dû au stress de la détention arbitraire à la Maison Centrale d’Antanimora.
Il a déposé, à cet effet, une demande auprès du Tribunal d’Anosy-Antananarivo.
Le 29 juin 2005, remise de peine de 1an.

L'EXPRESS DE MADAGASCAR
28 FEVRIER 2006
Détenus de 2002 - Lahady Samuel libéré en septembre
L’ancien gouverneur de Toamasina.

L'ancien gouverneur de Toamasina ne pourra quasiment plus compter sur la remise en question de la peine qui lui est infligée.
A entendre ses proches, Lahady Samuel aura purgé sa peine dans six mois, après quatre ans d'emprisonnement, en grande partie passés sur un lit d'hôpital. Le septuagénaire sortira une année plus tôt, puisque la date de libération prévue par le tribunal d'Antananarivo sera en août 2007.
Arrêté en août 2002, Lahady Samuel a été jugé en décembre 2003 avec quatre autres gouverneurs, dont deux jugés par contumace. L'ancien gouverneur de Toamasina a été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat. Dès lors, il a interjeté en appel, mais en vain. La demande est restée lettre morte.
Il y a quinze jours, une source proche de Lahady Samuel a précisé qu' il réclamait son procès en appel malgré la remise de peine que lui a accordée le chef de l'Etat en juin 2005. On a appris que l'intéressé compte suivre la procédure judiciaire "normale" qui, selon lui, est de son droit. Mais les derniers propos de ses proches semblent préciser la nouvelle voie optée par l'ancien gouverneur.
"La remise de peine est un droit acquis et on préfère suivre cette voie", affirme l'une de ses proches, hier après un entretien avec le conseil juridique de Lahady Samuel. "S'entêter pour obtenir l'appel serait peine perdue", poursuit-elle.
Elle ne manque pas d'invoquer l'âge de l'ex-gouverneur de Toamasina, qui fêtera son soixante-quinzième anniversaire en novembre. Et selon les textes en vigueur, il devrait être libéré quelle que soit la qualification de son chef d'inculpation.
Ses proches veulent en quelque sorte anticiper la libération de Lahady Samuel, avant septembre, en raison de son état de santé et surtout de celui de son épouse.
Stéphane Solofonandrasana

Dossier archivé n°ADPM/05/A02 du Bureau National


Mr LAHADY Samuel, Ancien Gouverneur de la PA de Tamatave
L' HOMME DU JOUR
VONINAHITSY Jean Eugène

Deux ans d'emprisonnement pour trafics d'influence

Le tribunal de première Instance d’Antananarivo a infligé une lourde peine au député Voninahitsy Jean Eugène. Cet élu de Maintirano a écopé une peine d’emprisonnement de deux ans fermes, quatre millions Ar d’amendes et deux millions Ar de dommages-intérêts pour trafic d’influence.


Au tribunal d’Anosy, le sourire de Voninahitsy en dit long.
Le tribunal de première instance d’Antananarivo a infligé une lourde peine au député Voninahitsy Jean Eugène. Cet élu de Maintirano a écopé d’une peine d’emprisonnement de deux ans ferme et quatre millions Ar d’amendes et deux millions Ar de dommages-intérêts pour trafic d’influence. En revanche, il a été relaxé au bénéfice du doute pour les deux autres chefs d’inculpations dont l’extorsion de fonds et la menace. Concernant les exceptions soulevées par les avocats de la défense, tout au début du procès, le juge qui a présidé l’audience d’hier, Herinavalona Randriarimalala, les a déclaré non fondées.
Le procès a débuté vers 11 heures 45 mn après quelques heures d’attente et de manifestation dans la cour du tribunal d’Anosy. Quelques partisans du député Voninahitsy, en provenance des provinces ont manifesté devant le palais de justice d’Anosy en bradissant des banderoles réclamant la libération sans condition de cet homme politique.
En tout et pour tout, les débats ont duré près de 7 heures de temps avec quelques interruptions. Tout au début, les deux parties se sont livrées à des guerres de textes après la demande des avocats de la défense pour la nullité de la procédure et des actes du parquet d’Antananarivo.
Selon Me Ramanantsalama, seule la commission de la Cour d’Appel est habilitée à apprécier l’affaire concernant le député s’il s’agit vraiment de cas de flagrant délit. Mais, le président a décidé de joindre les exceptions au fond. Avant d’entrer dans le vif du sujet, les débats ont été focalisés pendant quelques minutes sur la diffusion ou non des enregistrements des écoutes téléphoniques des conversations entre le plaignant, le colonel Rolland Rasolofonirina et le député Voninahitsy Jean Eugène. A la fin, le président a autorisé la diffusion dans la salle de ce travail préalable des enquêteurs, bien que les avocats de la défense aient mis en doute l’authenticité de ce document sonore contraire à la liberté individuelle et à la démocratie.
«Une mauvaise foi... »
L’audience d’hier a permis au public de saisir les tenants et les aboutissants de cette affaire. Condamné par le service des douanes à plus d’un milliard de fmg à titre de pénalités pour des balles de friperies non déclarées, le capitaine de frégate Rolland Rasolofonirina a demandé l’aide de cet élu. En réalité, ce militaire business-man, avec l’aide d’un douanier, un certain Olivier, a demandé au ministre de tutelle Radavidson Andriamparany de réviser à la baisse ces pénalités. Le député en personne a pris les choses en main, après le face à face entre l’Exécutif et les députés. Selon les déclarations de Voninahitsy, la demande en ce sens a été déposée le 29 novembre alors que la plainte du colonel a été déposée le 28 novembre. Bizarre !
Par contre, cet homme d’affaires en uniforme a affirmé que le douanier a proposé le service de cet élu afin de résoudre cette affaire. Quelques jours après, l’intéressé a reçu un courrier l’informant du bénéfice d’un rabais de 50% de ses pénalités. Non satisfait, M. Rasolofonirina a déposé une nouvelle demande au ministre. Il a encore eu «gain de cause» et les pénalités ont été ramenées à 30% du montant initial. Après les tractations, cet homme d’affaires ne paie plus que près de 380 millions seulement à l’Etat.
Chose curieuse, il s’est retourné contre le député qui lui a rendu service. Bizarre ! Il s’agit d’une mauvaise foi, a déclaré M. Voninahitsy. Car, “«je n’ai demandé aucun sou et encore moins de pourcentage, mais un sponsor pour les besoins du meeting de l’opposition». On s’est mis d’accord sur le principe, mais aucun montant n’a été fixé, a-t-il ajouté. Par contre, le colonel a tenu à souligner que le député l’a forcé à payer 300 millions fmg en contrepartie du service rendu.
Les avocats de la partie civile, Mes Bakoly Rakotomalala et Solo Radson ont axé leurs plaidoiries sur le fait que leur client a été victime des agissements de ce député. Raison pour laquelle, il est contraint à payer la somme de 10 millions fmg. Une somme qui, a été saisie lors de l’arrestation de Voninahitsy au cours de son arrestation au restaurant Le Pavillon de Jade, le 14 décembre dernier. Notons que le tribunal a ordonné de restituer cette somme au colonel Rasolofonirina Rolland.
Quant au ministère public représenté par Mme Rafam’Andrianjafy et Berthin Mahonjo, il a reclamé l’application de la loi, car les délits ont été constatés.
Les avocats de la défense, Willy Razafinjatovo alias Olala et Ramanantsalama, ont clamé l’innocence de leur client. Pour eux, il est victime d’un piège tendu par le régime en complicité avec ce colonel. Il n’y a ni trafic d’influence, ni d’une extorsion de fonds et encore d’une menace. Car, selon toujours ces hommes en noir, il n’y a aucune contrainte. M. Voninahitsy, ont-ils ajouté, n’a aucun pouvoir de forcer ce colonel de lui payer une telle somme d’argent. D’ailleurs, selon toujours ces avocats, tous les papiers administratifs relatifs à cette affaire, c’est à dire, les décisions du ministre Radavidson de faire baisser les pénalités sont entre les mains du colonel mais non pas avec M. Voninahitsy. Il s’agit, selon Me Olala, d’une affaire à dimension politique. La preuve, lors de l’arrestation de son client, on a déployé un arsenal de forces de l’ordre. Les avocats de la défense ont déclaré à la presse qu’ils vont faire un appel à ce verdict du tribunal de première instance d’Antananarivo dès ce jour.
Après le verdict, le député a déclaré «La lutte continue... » Même si après ces deux années d’emprisonnement, il sera absent aux prochaines élections présidentielles et aux prochaines législatives.
Alphonse M.


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24/05/05